Les sites touristiques:
Bamako : capitale du Mali fondée en 1640, son nom est la juxtaposition de deux mots Bambara : Bama signifie caïman et Ko désigne la rivière. C’est une ville cosmopolite et colorée où vivent en bonne entente toutes les ethnies. Les pistes touristiques de Koulouba et du Point G offrent une vue panoramique sur la ville. Le musée national présente une collection de joyaux du Mali. La Maison des Artisans séduira les amateurs d’artisanat de chaque région. Il faut aussi se laisser happer par la vie des quartiers et goûter aux spécialités gastronomiques du fleuve.

Le pays Mandé : berceau de l’Empire du Mali fondé en 1235, ancêtre du Mali actuel avec la case sacrée de Kangaba, le site des Monts Mandingues, le site de Kourou Kanfouga où a été intronisé Soundjata Keita, premier empereur du Mali.

Ségou : la cité des balanzans (acacias) ou Sekoro « au pied de l’arbre ». Elle est l’ancienne capitale Bambara et conserve le tombeau du Roi Biton Coulibaly dans le quartier de Sekoro (ancien Segou). Elle conserve d’anciens bâtiments de style sahélo-soudanais ainsi que de très beaux bâtiments de l’époque coloniale le long de l’avenue du même nom et offre un calme reposant. A voir également, le village des potières, Kalabougou, la tapisserie Nieleni, le barrage de Markala, la fabrication de bière de sorgho et le village de Teryabougou, site éco touristique.

Sikasso : Le royaume du Wassoulou avec Samori Touré et le royaume du Kénédougou avec les rois Tiéba et Babemba Traoré ont marqué l’histoire de la région de Sikasso. Située au sud du pays, elle fait frontière avec trois pays : la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Guinée Conakry. A 65 km de Sikasso, se trouvent les chutes de Woroni qui forment une piscine naturelle au sein d’un microclimat fort agréable. On peut aussi aller visiter les grottes de Missirikoro, admirer l’imposante Tata, muraille ceinturant la ville, la forêt classée de Yanfolila, le palais de Kélétigui Kourouma Berthé, demeure du commandant en chef des armées et le Mamelon au centre de la ville.

Djenné : et sa célèbre mosquée en banco, construite en 1280 à l’occasion de la conversion à l’Islam du roi Djenné Were Koi Komboro, la plus grande d’Afrique de l’ouest. Sœur jumelle de Tombouctou, la cité est classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Elle fut fondée au IXè siècle par les Markas mais son occupation humaine remonte à 250 ans avant J.C. (site archéologique de Djenné-Djeno), ce qui en fait l’une des plus anciennes civilisations de l’Afrique. Elle fut un lieu important de troc entre le nord et le sud : sel, dattes, perles contre de l’or et de l’argent. Elle s’étend sur une île au milieu du Bani. Elle est un lieu de pèlerinage pour les musulmans. L’architecture de style soudanais de la ville constitue son originalité et sa beauté. A voir le marché du lundi, le puits de Nana Wangara, le tombeau de Tapama Djénépo, les vieux quartiers et les magnifiques villages Peulh et Bozo aux environs de la ville.

Mopti : ville carrefour de toutes les ethnies du Mali. Cette ville existe depuis plus d’un siècle et son nom signifie « regroupement ». Elle est appelée Sagan par les Bozos, ce qui signifie également rencontre. Cette cité est bâtie sur des îles entourées de marécages et est reliée à Sévaré par une digue de 13 km. Ville de retrouvailles, les Bozos y procèdent à l’échange de leurs poissons contre le mil des Dogons. Il faut se promener sur le port des poissons fumés, observer la fabrication des pirogues et les arrivées et départs de pinasses, admirer la mosquée Komoguel, cadette de celle de Djenné, construite en 1933 et se perdre dans le marché des artisans ou celui des femmes, coloré et animé.

Le pays Dogon : peuple le plus « magique » d’Afrique de l’ouest aux villages accrochés à la falaise de Bandiagara. La falaise tout autant que les traditions séculaires du peuple Dogon sont classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Cette ethnie a conservé un univers culturel dont les valeurs reposent sur une philosophie et une religion extrêmement complexes et riches. Les Dogons se sont installés dans la falaise entre le XIIIè et le XIVè siècle d’où ils ont chassés les Tellems, dont on peut encore observer les habitats troglodytes. Ces habitats sont encore utilisés par les Dogons pour le culte de leurs morts. Les villages sont des mosaïques de maisons dont l’architecture est en relation avec la cosmogonie Dogon. Les greniers à mil, les togunas, la table de divination, les masques et les danses Dogons, les marchés sont autant d’images fortes et inoubliables.

Le Mont Hombori Tondo et la Main de Fatma : Ces falaises de grès vertigineuses dressées au milieu de la savane contrastent avec les plaines du Gourma et le delta intérieur. Certaines parois attirent les amateurs d’escalade, mais attention aux sites sacrés !
Pour les amateurs de marche, il est intéressant de visiter le vieux village de Hombori au pied du mont, puis de longer cette falaise jusqu’à la main de Fatima en découvrant les nombreux villages Songhai. Les marchés Songhai, Touareg, Bela et Maure autour de Hombori sont aussi dignes d’intérêt.

La réserve du Gourma : Située dans un périmètre allant deTombouctou à Hombori et de Gossi à Douentza, les grandes mares attirent les éléphants que l’on peut parfois observer de loin. On traverse également de nombreux villages typiques Touareg, Bela et Maure.

Gao : L’origine du nom de la ville remonte au temps des grands empires : « Gao Gao » était le bruit du tambour utilisé à la fondation de la ville.Elle est le berceau de l’Empire Songhoi, mené par les Askia au XVè siècle. Cette civilisation, extrêmement vaste et puissante sera aussi le dernier grand empire Soudanais. Le tombeau des souverains Askia érigé en 1595, classé au Patrimoine mondial de l’humanité est un lieu de pèlerinage pour les habitants de Gao. Le site médiéval de Saneye comporte également de nombreuses stèles funéraires du XIIè siècle. On peut visiter aussi l’île de Gougoureye où fut exilé l’Askia Mohamed, monter sur la dune rose de Koyma et parcourir la réserve d’Ansongo-Ménéka qui contient une faune riche et variée.

Tombouctou : Cité mystérieuse et légendaire, la prestigieuse ville des 333 saints attise toujours autant l’imaginaire des Occidentaux. Elle fut créée au XIè siècle par les Touaregs et doit son nom à une femme Buktu. Plaque tournante du commerce saharien et capitale de la science au Moyen-Age, Tombouctou abrite plusieurs bibliothèques où sont conservés des manuscrits arabes très anciens : centre Ahmed Baba notamment. Cette cité mythique est située aux portes du désert et sur la « bosse du chameau » du fleuve Niger, ce qui en fait un lieu d’échange important entre les richesses du Sud et les caravanes provenant du monde Arabe. De nombreux lieux témoignent encore de ces vestiges passés : le puits de Buktu d’où la ville tire son nom, les mosquées de Djingareiber, Sidi Yahiya et Sankoré, les maisons des explorateurs René Caillié, Gordon Laing et Heinrich Barth. On peut aussi assister à l’arrivée et au départ de l’Azalaî, nom donné aux caravanes de sel venant de Taoudennit. L’artisanat de Tombouctou : bijoux, tapisseries, maroquinerie, mérite le coup d’œil.

Le fleuve Niger : 1700 km au Mali aussi appelé « Djoliba » et son confluent le Bani, source de vie. Son delta intérieur est le refuge de 30000 oiseaux d’eau migrateurs ainsi que d’animaux aquatiques tels que l’hippopotame et le lamantin.

Le lac Debo, situé entre Mopti et Tombouctou, c’est un vaste plan d’eau sur le cours du fleuve, refuge des oiseaux migrateurs.

Kayes : Cité fondée au XIXè siècle, Kayes est un carrefour culturel qui a bénéficié d’un exceptionnel brassage de populations. C’est une région riche d’histoire et de sites pittoresques. On peut y voir le fort de Médine, site historique de la pénétration française, les fascinantes chutes de Félou et de Gouina et leurs alentours très préservés, le parc national de la Boucle du Baoulé et la réserve du Bafing dont la flore et la faune comportent des espèces variées.

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